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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Avant 1851
La destruction organisée de Grande-Rivière et de Pabos en 1755', nous laisse entrevoir, que depuis déjà quelque temps, il y avait ici un centre assez considérable. Le grand nombre de familles installées à Grande-Rivière réclamaient au moins à intervalles espacés, la visite des Missionnaires; malheureusement l'histoire ne nous donne que peu de détails. Nous savons bien, que dès 1624, il y avait des Récollets à Gaspé. En 1628, deux pères Jésuites v font aussi un séjour. Après le Traité de St-Germain-en-Laye, les pères Jésuites revenaient au Canada et 1e Père Le Jeune dans sa relation de 1632, en parle assez longuement. En 1635, deux pères Jésuites fûrent envoyés à Miscou avec juridiction sur Gaspé. L'année 1669, est une date assez mémorable; l'Intendant Talon veut réorganiser le travail des missionnaires et des colons, et avec l'influence de Colbert, il obtient de la Cour de France que l'évangélisation des tribus sauvages restera aux pères Jésuites, tandis que le ministère des paroisses sera donné aux pères Récollets; mais par l'influence du Sieur de Percé, Sieur Pierre Denis de la Ronde, dont le fils était Récollet, la Gaspésie est confiée à cette communauté. En 1673, au printemps, le Révérend Père Joseph Denis, fils du Seigneur de Percé, qui vient de terminer ses études et le père Chrestien Leclerc s'établissent à Percé où une chapelle a déjà été construite, Mais en 1690, l'établissement de Percé est complètement détruit par un groupe de marins de la flotte de l'Amiral Philipps. De 1673 à 1690, les sauvages pêchant à la Grande-Rivière ou les quelques blancs qui pouvaient y séjourner eurent-ils la visite de ces missionnaires? On peut tout au plus le supposer. L'évangélisation première des indiens Gaspésiens Porte-Croix que nous rencontrons dans notre histoire avait dû se faire au préalable dans la Baie-des-Chaleurs où sont encore de nos jours leurs descendants, ou sur les Bancs de Miscou où l'on rencontre aussi quelques établissements de pêcheurs basques ou sur les rives de l'Acadie. Toujours est-il que le dernier missionnaire en Gaspésie sous la domination française est un père Jésuite, le Révérend père Aulneau. Par la suite on ne peut que conjecturer que les Messieurs de Saint-Sulpice, établis en Acadie, ont pu venir dans nos parages. Depuis lors, jusque tard sous le régime Anglais, c'est le silence. Il faudra attendre longtemps pour voir s'établir, d'une manière stable, une organisation viable du culte catholique. L'Archevêché de Québec conserve encore de très vieux documents qui nous laissent dèviner que la mission de Grande-Rivière était desservie au début du 19ième siècle par le missionnaire de Percé. En effet on y voit que M. l'Abbé Dunn, missionnaire à Percé s'occupe en juillet 1838. d'une chapelle pour la Grande-Rivière et en octobre 1839, d'un envoi de catéchismes et de livres d'école pour les enfants. 4 ans plus târd, M. l'Abbé A. Campeau. Son successeur. s'occupe, le 18 août, de s'assurer un terraim pour la chapelle et le 3 février 1845, M. l'abbé N. Doucet parle de la construction future de la chapelle. Sujet sur lequel il revient d'ailleurs 3 ans p1u s tard. C'est M. l'abbé N. Gingras qui fera en 1850 et 1851. les démarches pour l'acquisition d'un terrain et la construction de l'église qui devait débuter en 1849, mais n'avance pas très vite. Il suggère une visite pastorale pour l'activer. Nous savons que de 1840 à 1851, Grande-Rivière était desservie assez régulièrement par des Missionnaires résidant à Carleton. En 1851. Grande-Rivière, recevait son premier missionnaire résidant qui devait en plus desservir Pabos et Newport.
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